R oms, Tsiganes, Gitans, « gens du voyage », tels sont les mots que nous employons pour parler d’eux. « Ils roulent en Mercedes, volent les passants dans la rue, cambriolent les maisons, fouillent dans les poubelles, et touchent l’aide au retour au pays ». Tels sont les propos que nous entendons chaque jour. Mais qui sont ces femmes et ces hommes qui dérangent autant certains politiques et une partie de la population ? L’ignorance étant l’un des leviers du racisme, il est bon de tenter d’apporter quelques éléments. Le terme « Roms » signifie « homme » en Romani, une langue très ancienne, qui remonte au XI ème siècle. Les premières populations se sont déplacées du Gange en Inde puis ont émigré, très progressivement, en traversant l’Asie pour rejoindre l’Europe. Elles sont arrivées en France au XV ème siècle. Les Roms sont alors reçus par les Aristocrates européens, auprès desquels ils ont trouvé une protection : l’un d’e...
L'immense Jean Vasca est parti vers d'autres cieux dans la nuit du 20 au 21 décembre 2016. Un poète s'en va dans le silence assourdissant des grands médias. Tout le monde s'en branle. Personne ne le connaissait parce qu'il ne passait jamais en radio-télé, pourtant bon nombre de ses chansons n'ont rien à envier à Nougaro, Lavilliers, Higelin ou même Souchon. Il avait autour de lui un public fidèle et ami. Moi, le scribouillard, je le place, dans mon panthéon personnel, parmi les géants du verbe et les ciseleurs de mélodies. Ils ne sont pas nombreux à être capables des deux. Le jour où des Olivia Ruiz ou des Vianney rendront hommage à Vasca sur un plateau télé, les poules auront des dents. Le jour où M. Pokora chantera du Nougaro à 20h50 sur TF1, les dents auront des poules. Mais comme disait si bien Ferré, "nous aurons tout, en l'an 10 000". Dans mon panthéon d'artistes qui m'ont encouragé dans la chanson, voici ...
En philosophie, le kaïros, concept emprunté à Aristote, est le moment opportun, l’instant à saisir, où le destin et le temps se rejoignent enfin, avant que cette occasion éphémère ne disparaisse. C’est le titre que Nicolas Céléguègne a voulu donner à son nouveau CD, le deuxième vingt-six ans après le premier, et à son nouveau recueil de textes de chansons. Depuis 1988, il écrit des chansons. Encouragé par Philippe Forcioli, Michel Melchionne, Hélène Martin, Gilbert Laffaille, il les a chantées jusqu’en 2016 avant de se consacrer à d’autres projets d’écriture, pour lui-même et pour les autres. Une centaine de textes de chansons sont regroupés ici par thématique. Les thèmes qu’ils évoquent sont universels mais l’univers singulier : des balbutiements aux dernières chansons, son écriture n’a cessé d’évoluer au fil du temps, de s’inspirer de multiples sources, de naviguer entre des chansons de révolte et d’amour, des évocations du temps qui passe, des questionnements sur la vie. Date de pub...
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