mercredi 24 avril 2019

Rencontre avec les CM1 de l'Ecole Sainte-Marie Saint-Loup

Pour la troisième fois, Stéphanie Bocognano, professeure des écoles, m'a invité à présenter mes polars jeunesse auprès de ses élèves. J'ai donc été accueilli le mardi 23 avril 2019 à l'école Sainte-Marie Saint-Loup, à Marseille, dans le quartier natal de Marcel Pagnol, où je fus moi-même élève au lycée qui porte son nom.
Les élèves ont préparé des questions pour une interview filmée comme un journal télévisé. La vidéo suivra bientôt sur ce blog. Les journalistes en herbe n'hésitent jamais à m'interroger sur des détails du livre ou des étapes de mon parcours. C'est donc en toute liberté et en toute franchise que j'y ai répondu. 
L'après-midi, nous avons proposé aux élèves de s'initier à l'écriture d'une histoire policière avec le support "La machine à fabriquer des polars" que j'utilise et que Stéphanie a adaptée. Je précise que cette méthode m'a été inspirée par Jean-Marie Gillig dans son fabuleux livre "Le conte en pédagogie et en rééducation" (Dunod). Déjà, dans les années 1999-2000, je l'utilisais pour l'écriture de contes avec des jeunes de quartiers dits "sensibles".
Le résultat montre à chaque fois que les enfants, lorsqu'on les sollicite et qu'on stimule leur créativité et leur imagination, ils peuvent écrire des histoires loufoques, mystérieuses, voire au second degré, ce que je préfère, car il ne faut jamais se prendre au sérieux surtout quand on écrit...
Il est très important pour un scribouillard comme moi (je n'ai pas la prétention d'être un écrivain au sens médiatique ou académique), d'aller à la rencontre de mes jeunes lecteurs. J'aime cet exercice et je le fais volontiers, bénévolement et uniquement pour le plaisir. Mais je n'oublie pas mon objectif ni mon engagement militant et constant : transmettre le goût des mots, de l'écriture, de la lecture, de la liberté que cela procure. Les enfants m'ont d'ailleurs interrogé sur l'illettrisme, moi qui suis persuadé que le travail fabuleux des enseignants, des bibliothèques, des associations contribue à lutter contre l'illettrisme, voire à le prévenir dès le plus jeune âge. A mon tout petit niveau, c'est ainsi que je participe à cette juste cause.
Je remercie encore mille fois Stéphanie, les deux stagiaires enseignantes qui nous ont aidés à animer l'atelier. Merci également à Audrey Benoît qui m'a fait connaître Stéphanie et à la directrice de l'école pour son accueil.
Prochaine étape : trouver enfin un éditeur digne de ce nom pour rendre mes histoires plus accessibles encore, publier la 4ème histoire et d'autres encore à venir...






jeudi 28 mars 2019

"UN MYSTERE POUR LILIANE ET LADROUILLE" DESORMAIS AU FORMAT POCHE !

UN MYSTERE 
POUR LILIANE ET LADROUILLE

EPISODE 1 - LE MYSTERE DE L'IMPERATOR
EPISODE 2 – LE DRAGON D’HELIUM
EPISODE 3 – LA FONTAINE DE BOUROMBAL



NOUVELLE EDITION POCHE
DISPONIBLE CHEZ LULU





dimanche 17 février 2019

Jean Humenry, Itinéraire d’un chanteur obstiné

Bien que ce titre soit encore provisoire, je suis impatient de publier, dans la collection Cabaret des éditions L'Harmattan dirigée par Christian Stalla, la biographie de Jean Humenry.



C'est un inestimable cadeau que Jean m'offre en me permettant, depuis deux ans, de raconter son parcours, ses rencontres, ses chansons, sa carrière aux mille facettes, afin de réparer l'injustice de ne pas le faire connaître assez dans les médias.
J'ai le privilège d'avoir pu contacter les plus grands et plus humbles artistes, musiciens, journalistes qu'il côtoie depuis ses débuts. Vous retrouverez dans le livre ces prestigieuses contributions sous forme d'interview.
Je vous donne en avant-goût un extrait de l'introduction : 

"Le grand public ne connaît pas Jean Humenry, c'est un fait.
Pour le connaître un peu, il faut sans doute avoir été scout, avoir passé ses années lycéennes dans les aumôneries ou s'intéresser de près à la chanson dite « pour enfants ».
Illustre inconnu ?
On s'en moque, quand même, car ce livre n'existe que pour raconter le parcours d'un homme et d'un artiste que nous sommes si nombreux à aimer pour ses chansons, pour son cheminement, pour ses doutes. Il permettra peut-être de le faire découvrir à celles et ceux qui seraient passés totalement à côté de l'artiste.
Il a pourtant côtoyé certains êtres prestigieux parmi les plus grands créateurs de la chanson, de Jacques Brel à Maxime Le Forestier.

 1981, j’ai 8 ans, l’âge des pourquoi et des comment, et j’entends, sur France Inter, une chanson qui me bouleverse beaucoup, déjà, surtout cette terrible phrase :
Je m’dis qu’un jour prochain dans le gouvernement
Il y aura un ministre dans un fauteuil roulant
Qui f’ra voter une loi par tous les députés
Pour qu’ les boutons des ascenseurs je puisse les appuyer
Tu vois qu’ je cours, je cours, je cours,
J’ cours dans ma tête à en mourir.

(Je cours dans ma tête, sur un texte de Jean Humenry & Frank Thomas).




Il faudra attendre encore jusqu'en 2005 pour qu'une loi sur les droits des personnes en situation de handicap soit enfin mise en œuvre ! Cette chanson y a, peu ou prou, contribué, avec la mobilisation des associations. En 2019, nous voyons bien tout le travail qu'il reste à faire !
(...)
L'univers Humenry, c'est, au total, selon le site de la SACEM, 1216 chansons écrites par Jean : paroles, musiques ou les deux !

« C’est de la chanson chrétienne », me rétorquera-t-on avec méfiance, condescendance ou ironie. Peut-être. Mais Jean est de ceux qui, avec ses amis Bernard Haillant, Mannick, Jo Akepsimas ou Gaëtan de Courrèges, ont écrit des chansons intelligentes, bien écrites, loin de « Jésus revient parmi les siens ». (Et puis d’abord, d’illustres artistes ont eux aussi parlé de leur foi avec talent, dans des univers très différents, de Bob Dylan à Félix Leclerc, de Graeme Allwright à Guy Béart, des gospels au jazz, d’Yves Duteil à Michel Delpech).

Dans les années 2000, alors que j’essaie de percer, moi aussi, dans la chanson, Jean est de ceux qui ne cessent de m’encourager, discrètement mais sûrement, ce qui est essentiel quand on a besoin de la reconnaissance de professionnels.

Si j’osais, je dirais qu’on a tous quelque chose en nous de Humenry. Ce qui me plaît dans les chansons de Jean, c’est qu’elles touchent au cœur de l’humanité, cherchant plutôt à célébrer le beau que de s’engager « contre », à parler de la vie quotidienne des plus démunis, des gens simples, des exclus (les vagabonds, les marginaux, les taulards) plutôt que celle des puissants.

Juste sa route, la nôtre...

La route est courte, ce serait dommage
de se croiser, sans se regarder
La route est courte, ce serait dommage
de se croiser sans se rencontrer"


Voir le site de Jean Humenry, pour lequel j'ai écrit quelques lignes sur Les Etrangers : https://www.jean-humenry.com/

mardi 5 février 2019

L'année 2019 s'annonce riche et chargée en parutions et en événements !

Tout d'abord, la parution, au printemps, de ma biographie de Jean Humenry, dans la prestigieuse collection Cabaret des éditions L'Harmattan, suivie de plusieurs soirées de présentation à Paris et Marseille bien sûr. Ce passionnant travail d'écriture, qui aura duré deux ans, permet de redécouvrir une oeuvre singulière dans le paysage de la chanson, ses rencontres avec Raymond Fau, Jean Debruynne, Jacques Brel, Maxime Le Forestier, Frank Thomas, Jean-Louis Winkopp, l'aventure des Etrangers et du groupe Crëche... Ecrit à quatre mains avec Jean, le livre comportera plusieurs témoignages prestigieux, eux aussi ! 

Viendra ensuite la parution du "Livre de la fidélité", du même Jean, auquel j'ai contribué et qui paraîtra chez Salvator. Je travaille également sur un troisième projet avec lui, "Ma foi, sans doute", mais j'en dirai plus prochainement.

La réédition de mes polars jeunesse, "Un mystère pour Liliane et Ladrouille" va enfin être possible chez un vrai éditeur, excellente nouvelle, accompagnée de l'écriture du quatrième épisode.

La chanson ? Après mon texte "Lampedusa" admirablement mis en musique et enregistré par l'ami Jean-Louis Cadoré sur son CD "Un chant" (G-Pods), c'est au tour de Yann Malau de mettre en musique mon texte "De souche" et de l'enregistrer sur son prochain album qui s'annonce très beau.

La scène ? Avec Jean-Louis, bientôt, cela va viendre...

Et un disque, alors ? Il est temps, en effet, d'enregistrer à mon tour des chansons écrites depuis 2015, quand je m'y suis vraiment remis : "Immense colère", "Métro La Chapelle", "Avons-nous vieilli", les admirables textes de Spyros Karageorgis que j'ai mis en musique, notamment "Vinicius... et les autres" et "Tactile" ! Dans ce disque, il sera question d'amitié fidèle, d'amour, d'engagement, de deuil aussi... La vie, quoi ! Nous en reparlerons...

"Patience dans l'azur"... 


Avec Jean-Louis Cadoré au Tabou de Marseille en juin 2016

lundi 22 octobre 2018

Deux nouvelles chansons.

J'ai mis en musique deux magnifiques textes de Spyros Karageorgis et vous les fais partager à travers ces vidéos : "Vinicius et les autres", "Tactile".
J'aime sa manière d'écrire avec des mots simples mais pas simplistes, pleins de sensualité et de chair sans être impudiques, pleins de géographie méditerranéenne (notre mère et notre mer) et de saudade. Cela me pousse, d'ailleurs, à composer très différemment, en laissant venir la mélodie presque d'un coup, quand il me faut parfois des mois pour trouver une musique sur un de mes textes.
En tout cas, cela annonce un beau disque pour 2019 !


dimanche 16 septembre 2018

Jean-Louis Cadoré m'énerve.


Jean-Louis Cadoré m'énerve car il me pousse souvent et de manière éhontée à reprendre ma guitare et mon stylo.
Jean-Louis Cadoré m'énerve car partager la scène de temps en temps avec lui me manque et qu'en réalité il est le seul avec qui je me sente vraiment à l'aise pour refaire de la scène.
Jean-Louis Cadoré m'énerve car dans la vie c'est un type vraiment bien, généreux, qui sait valoriser les autres et se contrefout d’en récolter les lauriers. Pire, il se réjouit de leur succès ! (Il y en a tant qui, tout en chantant l'amour universel, sont en réalité de vrais sagouins).
Jean-Louis Cadoré m'énerve car son tout nouveau disque, Un chant, est un bijou. Des textes si bien servis par les talents associés de Dyne (piano, chant), Fabian Pallini (percussions), Richard Venutoli (batterie), Romain Chupin (piano), le tout arrangé et enregistré par Renaud Duret (qui tient aussi la basse et les guitares). Il m'énerve encore plus chaque fois que je lui propose un texte, moi qui mets des semaines à écrire une musique que je veux parfaite : il est capable de m'envoyer deux mélodies différentes juste pour que je choisisse ! Des mélodies toujours prenantes. Brel, Leprest ne sont jamais très loin.
Ce disque m'énerve parce que j'y retrouve des ambiances familières à la Nougaro, à la Nino Ferrer. La rencontre entre un texte écrit sur mesure par Jean Humenry et une musique de Jean-Louis est une merveille : Il y a longtemps que je t'aime sans te le dire. Mais quand Dyne et Romain Chupin mettent en musique Cadoré, c’est tout aussi fantastique. Ce n’est pas du tout objectif d’écrire cela, mais Jean-Louis a fait de mon Lampedusa, texte écrit dans la colère et la douleur, un magnifique hymne à la vie et à l'amour. L’émotion est garantie – le bougre – quand il chante ses coups de gueule, comme dans Dessine-nous un monde heureux et Sortie La Rose.



Bref, tout m'énerve chez Jean-Louis car il est mon ami et que je me refuse à écrire une chronique dans laquelle je ne dirai que du bien de lui.



Pour commander Un chant de Jean-Louis Cadoré (G-pods), 
mais aussi les deux précédents, 
La solitude au fond des golfes clairs et Patchwork,
c'est ici.

(Ohé les distributeurs et plateformes musicales en ligne, les CD de Jean-Louis méritent d'être écoutées et aimées par un large public !)



mardi 14 août 2018

Nouveau dossier de présentation de "Liliane et Ladrouille" pour les écoles !

N'hésitez pas à me contacter pour toute proposition de rencontre ou d'atelier avec vos élèves ! 
Vous pouvez aussi le retrouver en PDF en cliquant ici

lilianeetladrouille@gmail.com









Rencontre avec les CM1 de l'Ecole Sainte-Marie Saint-Loup

Pour la troisième fois, Stéphanie Bocognano, professeure des écoles, m'a invité à présenter mes polars jeunesse auprès de ses élèves. J...